Ecole et formation: reprendre le dialogue et se donner le moyen de ses ambitions

La loi sur l’école obligatoire (LEO) a été acceptée par les Vaudois, et nous voulons tous, maintenant, voir notre école stabilisée. Nous avons globalement un excellent système scolaire, de formation par l’apprentissage, et de hautes écoles : le monde nous l’envie, mais parents, élèves, employeurs, jeunes en formation et enseignants n’en sont pas ou plus convaincus. Il s’agit donc de redonner confiance en notre système, l’améliorer pour une meilleure équité de traitement, penser à tous dans leurs diversités de parcours et de compétences. Pour moi, il s’agirait de:

Avoir une vision concrète des enjeux du quotidien de l’école au sein des établissements scolaires et de la mise en œuvre de la LEO

  • Simplifier les tâches administratives. Créer un groupe de travail pour voir comment faire.
  • Effectuer, sans tabou, le bilan de la LEO et apporter les correctifs nécessaires.
  • Aller à la rencontre des enseignant-e-s, notamment lors de conférence des maîtres ; renforcer le partenariat avec les associations professionnelles et syndicales actives au sein de l’école vaudoise.

Renforcer les mesures de soutien aux élèves en difficultés scolaires ou de comportement

  • Poursuivre le renforcement des moyens à disposition du Service de l’enseignement spécialisé (SESAF) pour soutenir les élèves en grande difficulté d’apprentissage.
  • Inventer avec les partenaires de nouvelles formes d’accompagnement des élèves en difficultés.
  • Octroyer des moyens financiers pour la mise en place de mesures socio-éducatives sur la base de projets spécifiques à chaque établissement.

Améliorer le lien entre école et formation

  • Engager en nombre suffisant des psychologues en orientation afin d’effectuer des démarches d’orientation et d’accompagnement individuel.
  • Evaluer les mesures à prendre, avec un groupe de réflexion composé tant d’entreprises formatrices que de représentants de l’école obligatoire, pour assurer la transition entre la fin de la scolarité obligatoire (vers 15 ans) et l’entrée en apprentissage (vers 18 ans).
  • Permettre l’ouverture d’un second COFOP (Centre d’Orientation et de Formation Professionnelle). 

Revaloriser la voie de l’apprentissage

  • Informer les parents et les enseignants des perspectives données par la voie de l’apprentissage, et ce, bien avant la fin de la scolarité obligatoire ; encourager cette voie.
  • Renforcer les moyens financiers et humains alloués aux commissaires professionnels pour des contrôles et des liens réguliers et efficaces avec les apprentis et les formateurs.
  • Développer les cours d’appui, via les écoles professionnelles, pour tous les apprentis, en cas de difficultés scolaires.
  • Promouvoir une aide au premier emploi, sous conditions, pour l’engagement par les entreprises de jeunes au sortir de leur apprentissage. En général, renforcer le dialogue avec les formateurs et entreprises formatrices.

Valoriser l’expérience pour les personnes sans formation professionnelle : continuer à développer et soutenir la validation des acquis d’expérience pour les personnes aux parcours atypiques.

Expérience

  • Membre du comité de l’association Pro-jet, pour la socialisation et l’insertion professionnelle des jeunes et moins jeunes
     
  • Membre de la commission parlementaire sur la LEO
  • Milieu familial composé d’enseignants, et d’élèves, d’étudiants et d’apprentis
  • Municipale des Ressources humaines de la Ville de Nyon, qui emploie des apprentis, des stagiaires et des professionnels liés à l’école
  • Membre de la commission pour les bourses d'études

Interventions parlementaires sur le sujet