Environnement / énergie à penser global aussi localement

Je suis attachée à notre coin de pays, je le trouve le plus beau du monde ; je suis fière de le faire visiter.  Mais entre la volonté de sauvegarder les terres agricoles, celle de pouvoir exploiter les terrains, les forêts ou l’énergie, le besoin de développer le canton, mais aussi le souci d’y préserver la qualité de vie, c’est la quadrature du cercle ! De plus, alors que la qualité de l’environnement, et des énergies, donc leur prix, touchent tous, nos politiques publiques ne sont souvent réservées qu’à certains. Il faut changer cela.

Impliquer tous les Vaudois dans les politiques environnementales et énergétiques

  • Faire en sorte qu’au terme de la prochaine législature, le courant électrique s’inscrive dans le cadre de la Constitution vaudoise qui vise à se passer du nucléaire, et provienne à 100% de sources renouvelables nationales.
  • Développer la production renouvelable dans le canton afin d’améliorer son taux d’auto approvisionnement et augmenter sa sécurité d’approvisionnement.
  • Etudier un tarif progressif, valorisant une consommation économe et responsable de l’électricité.
  • Agrandir l’enveloppe destinée à la formation et l’information dans les écoles pour les économies d’énergie; coordonner les mesures déjà en cours par divers acteurs dans ce domaine (communes, sociétés électriques, etc.). 

Appuyer nos hautes écoles dans leurs recherches

  • Viser la maison autonome du point de vue énergétique thermique dans le domaine de la construction, sans besoin d’énergie d’appoint pour se chauffer.
  • Mettre les moyens pour développer les possibilités locales de stockage, de favoriser l’auto consommation de l’électricité et une gestion propre de sa consommation d’énergies.

Mettre de l’ordre dans les priorités, et rendre plus efficaces les moyens déjà à disposition

  • Avoir une position claire de l’Etat en ce qui concerne le développement des énergies de chauffe (gaz ? bois ? biogaz ? eau ? géothermie ? soleil ?). Quelle ressource doit-on privilégier, et où ?
  • Idem pour les arbitrages à faire entre préservation de l’air, du paysage et de l’environnement versus la production d’énergies locales (biodiversité des forêts et exploitation du bois, renaturation des cours d’eau et microhydraulique,…). 
  • Investir dans des nouveaux bateaux performants pour le transport entre les deux rives du Léman ; développer le transport nautique sur tous les lacs vaudois.

Accessibilité des rives à rendre à tous

Les lacs sont à tous ; leurs rives aussi, il est temps que cela se vive. Je travaille depuis des années à pousser canton et communes pour faire avancer ce dossier, sans résultat. Il faut que cela change.

  • La loi sur le marchepied doit enfin être mise en œuvre sur toutes les rives : les barrières, portails, etc., le long des rives ne doivent plus exister. 
  • La planification des rives des lacs vaudois doit enfin se faire. Il faut viser le regroupement des équipements dans certains endroits choisis ; aussi en bonne intelligence avec les cantons, et pays, voisins, selon les lacs.
  • L’Etat doit être proactif, aller vers les communes pour que l’accessibilité des rives à tous publics soit augmentée.

Expérience

  • Municipale des Services industriels à Nyon, développeurs de plusieurs projets d’éoliennes, de chauffage à distance, de géothermie à grande profondeur ; à ce titre administratrice de Enerdis Approvisionnement (achat d’électricité en gros). 
  • Municipale des Espaces verts et forêts ; Nyon a environ 700 hectares de forêts dans les hauts du Jura vaudois.
  • Membre du comité de l’Association intercommunale pour l’exploitation d’un couvert régional à plaquettes et bois énergie, Trélex.
  • Présidente depuis 2008 du Conseil d’administration de TRN SA – Téléréseau de la Région nyonnaise, devenu « net+ Léman », réseau pionnier dans l’exploitation de la fibre optique.
  • Municipale de l’urbanisme, partie prenante à des concepts énergétiques territoriaux et à développer l’accessibilité aux rives.
  • Fer de lance d’un référendum gagné à Nyon, avec l’association Laissez les rives !, pour préserver les rives d’un gros développement urbain.

Interventions parlementaires sur le sujet