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Ecole et formation: reprendre le dialogue et se donner le moyen de ses ambitions

Nos écoles et hautes écoles sont d’excellente qualité. Les compétences linguistiques, professionnelles et interpersonnelles acquises par leur biais nous sont enviées par bien des pays. Cette valeur ajoutée, il faut non seulement la sauvegarder mais encore plus la développer. Ainsi, les budgets à l’éducation et à la formation doivent être augmentés, ainsi que ceux destinés à la formation continue des employé-e-s. Les échanges d’étudiants et d’apprentis avec d’autres pays sont essentiels pour nous enrichir de leurs expériences. Alors qu’en Suisse alémanique, l’apprentissage est une évidence, c’est moins le cas en Suisse romande : on doit mieux faire connaître ses débouchés, et vertus, au moins aussi riches que les études universitaires. Indispensables aussi : les bourses et conditions d’accès à l’école et à la formation doivent être harmonisées vers le haut sur le plan fédéral : l’accès à ces dernières n’est pas garanti à toutes et tous.

Avec la digitalisation en cours, je pense qu’il faut introduire plus d’interactivité informatique dans nos écoles. Cependant, cet apprentissage de l’informatique doit être accompagné d’une forme de prévention à propos des réseaux sociaux, des algorithmes, de leur influence sur l’humain, et des manipulations dont nous pouvons  faire l’objet. 

De même, la formation au fonctionnement de la démocratie suisse, à notre histoire, notre géographie, doit être soutenue, valorisée, harmonisée. Elle est essentielle pour que notre système politique continue à obtenir la confiance de la très grande majorité des citoyens ; et que les citoyens, les jeunes en premier, votent.

Concernant  la recherche dans notre pays, elle doit être encouragée ; et ses superbes résultats mieux partagés avec la population. Notre pays est à la pointe, dans toute une série de domaines, et on ne le sait pas assez. Cette priorité doit être mieux connue de nos concitoyens, qui bénéficient directement et indirectement de ces succès.

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Ceci est tout le contraire de ce qu’a tenté de faire le Conseil fédéral avec le centre fédéral de recherche agronomique, Agroscope… En prétendant faire des économies, le gouvernement n’a pas hésité à vouloir démanteler des décennies de recherches sur l’agriculture et la viticulture biologique, sans pesticides et herbicides, adaptées à notre pays et ses climats. Le résultat de ces recherches est pourtant utilisé à large échelle, pour les vignes de Bourgogne notamment. Heureusement, la fronde organisée à tous les niveaux de pouvoirs a pu non seulement bloquer cette décision incompréhensible, mais aussi confirmer la décentralisation nécessaire de la recherche agronomique. Des emplois en différents points de la Suisse ont pu être sauvegardés aussi.

Expérience

  • Membre du comité de l’association Pro-jet, pour la socialisation et l’insertion professionnelle des jeunes et moins jeunes

  • Membre de la commission parlementaire sur la LEO

  • Milieu familial composé d’enseignants, et d’élèves, d’étudiants et d’apprentis

  • Municipale des Ressources humaines de la Ville de Nyon, qui emploie des apprentis, des stagiaires et des professionnels liés à l’école

  • Membre de la commission pour les bourses d'études

Interventions parlementaires sur le sujet