Environnement

Je suis attachée à notre pays, je le trouve le plus beau du monde ; je suis fière de le faire visiter.  Mais entre la volonté de sauvegarder les terres agricoles, celle de pouvoir exploiter les terrains, les forêts ou l’énergie, le besoin de développer le pays, mais aussi le souci d’y préserver la qualité de vie, c’est la quadrature du cercle ! De plus, alors que la qualité de l’environnement, et des énergies, donc leur prix, touchent toutes et tous, nos politiques publiques ne sont souvent réservées qu’à certains. Il faut changer cela.

 
Léman depuis le Marchairuz

Léman depuis le Marchairuz

 

Ainsi, je crois au démantèlement le plus raisonnablement rapide de nos centrales nucléaires, en lien avec un croissant soutien au développement des énergies renouvelables. L’ouverture du marché de l’électricité suisse à l’Europe me rend dubitative, voyant combien nos barrages et récents efforts de production propre d’énergie sont économiquement mis à mal. Comme c’est le cas pour une agriculture locale et écologiquement responsable, je crois en une production d’énergie locale, prioritaire par rapport à celle venant des géants allemands, français ou suisses, peu regardants sur l’origine de leur électricité et/ou pratiquant le dumping. Un environnement préservé durablement, avec des emplois locaux à la clé, est une évidence politique et philosophique pour moi. C’est un investissement durable.

Dans le même ordre d’idée, l’aménagement du territoire est une politique clé de notre pays. Là aussi, il y a rareté du sol, et un mitage à tout va de son paysage. Ce dernier, tellement capital, exige des actions plus fortes. Les signaux envoyés par la population au Conseil fédéral et au Parlement n’ont pas encore été assez entendus. Les lois votées sont restées peu efficaces à ce jour. Les pertes en biodiversité et en terres libres de construction augmentent toujours plus. 

La Suisse doit aller plus vite dans la protection de ses paysages, de son patrimoine à préserver, de ses rives et lacs à renaturer ou à rendre accessibles, de ses transports publics à améliorer. Le changement climatique ne nous laisse pas le choix : nous devons préserver la nature sous peine d’aller au-devant d’énormes catastrophes, en Suisse aussi. 

Expérience

  • Municipale des Services industriels à Nyon, développeurs de plusieurs projets d’éoliennes, de chauffage à distance, de géothermie à grande profondeur ; à ce titre administratrice de Enerdis Approvisionnement (achat d’électricité en gros).

  • Municipale des Espaces verts et forêts ; Nyon a environ 700 hectares de forêts dans les hauts du Jura vaudois et est fortement volontariste dans sa politique de nature en ville et de développements d’espaces publics, et verts, de qualité.

  • Membre du comité de l’Association intercommunale pour l’exploitation d’un couvert régional à plaquettes et bois énergie, Trélex.

  • Municipale de l’urbanisme, partie prenante à des concepts énergétiques territoriaux et à développer l’accessibilité aux rives.

  • Fer de lance d’un référendum gagné à Nyon, avec l’association Laissez les rives !, pour préserver les rives d’un gros développement urbain.

Interventions parlementaires sur le sujet

  • Gouvernance dans les sociétés électriques

  • Encouragements pour les économies d’énergie et les travaux permettant les économies d’énergie

  • Chauffage à bois

Sont des thèmes que j’ai abordés à plusieurs reprises lors de mes années au Grand Conseil.

Les rives du lac, et leur accessibilité, ont aussi été un sujet phare pour moi. L’une de mes motions permit une avancée notable: celle de pouvoir augmenter le potentiel de négociation des communes pour obtenir de servitudes de passage le long de rives privées.

Du côté de l’aménagement du territoire, mon autre domaine de prédilection, mes interventions ont permis d’affiner les concepts d’agglomérations, ainsi que de lancer une réflexion coordonnée sur le Léman, par ses différents cantons et pays riverains.